«Θέλουμε μια καλή σχέση με το Ιράν» - Jeune Afrique

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Le prince héritier saoudien s’est exprimé le 27 avril dans la soirée sur les réformes dans le royaume, les tensions avec les États-Unis et la relation avec l’Iran. Sans oublier ses sorties iconoclastes sur le wahhabisme. Morceaux choisis.


En plein mois de ramadan, c’est un Mohammed Ben Salman (MBS) d’abord soucieux de parler des problèmes de l’Arabie saoudite qui est apparu le 27 avril, dans la soirée, sur la chaîne d’information saoudienne Al Arabiya, devant les portraits de Ibn Saoud, le fondateur de l’État saoudien, et du roi Salman. L’entretien a été mené par Abdullah al-Mudaifer et a duré près d’une heure trente.

Le prince héritier saoudien s’est livré à un exercice de pédagogie, défendant son programme de réformes intitulé Vision 2030, avec force chiffres et explications techniques. « L’Arabie saoudite existait avant (la découverte) du pétrole » a-t-il d’abord rappelé, une façon de rompre avec le récit traditionnel selon lequel l’État saoudien ne doit son existence et sa survie qu’à la découverte de l’or noir dans son sous-sol.

« Notre production a légèrement augmenté avec le temps, mais la population a augmenté de façon très importante, de 3 millions à 20 millions de Saoudiens (…) Donc le pétrole peut de moins en moins financer le mode de vie auquel nous nous sommes habitués dans les années 1960, 1970 et 1980 », a-t-il plaidé en faveur de la diversification de l’économie du royaume, en s’appuyant notamment sur le contre-exemple algérien : « L’Algérie est un pays pétrolier, mais est-ce un pays riche ? »

« L’Algérie est un pays pétrolier, mais est-ce un pays riche ? »

Ne dédaignant pas l’utilisation de nombreux mots anglais — « passion », « V shape », « growth », « we generate money », « demand », « supply », « pillar », « authentic », « skills », etc. — MBS a notamment expliqué que l’offre mondiale de pétrole allait décliner plus rapidement que la demande, avec la baisse drastique de la production américaine et russe dans les dix prochaines années.

Une situation favorable à l’Arabie saoudite — qui abrite les plus importantes réserves mondiales recensées — , mais qui ne doit pas, selon le prince héritier saoudien, empêcher le royaume de sortir de sa dépendance au pétrole.

« L’ijtihad reste ouvert à jamais »

Sur la question des réformes religieuses et des libertés individuelles, MBS a fait quelques sorties surprenantes. Répétant qu’il agissait en conformité avec « la Constitution saoudienne qu’est le Coran », il s’est livré, sans en avoir l’air, à une critique des fondements de la religiosité à la saoudienne, développant ses idées sur les hadiths — les paroles et actions du prophète Mohammed, sources du droit islamique.

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